C'est Chrétiens de Troyes qui a rédigé ces récits à la fin du XIIe siècle, récits inspirés de vieux contes celtiques.
On admet aujourd'hui en effet que les ouvrage de Chrétiens trouvent pour l'essentiel leur inspiration dans une source folklorique celtique d'ou le roman breton tire sa structure essentielle, c'est à dire dans la quête.
En effet jusqu'au XIIe siècle on peut résumer la situation culturelle de l'Occident médiévale à une opposition, d'un coté les clerc qui écrivent en latin et de l'autre les laics ignorant du latin et qui donc sont exclus du monde de la culture, car à l"époque c'est la seule langue de l'écrit.
La montée en puissance de la chevalerie à cette époque se traduit par la naissance d'un littérature qui exprime les aspirations de la classe chevaleresque et glorifie la fonction guerrière.
Divers chroniques et textes de l'époque parlent du sujets (du roi Arthur, Merlin etc...) , Arthur est alors désigné comme le roi des bretons, ces textes attestent bien l'existence au XIIe siècle d'un tradition orale celtique très vivace autour de la figure du roi Arthur. Mais la légende (et pas le mythe car le principe du mythe n'existe pas au Moyen âge) d'Arthur dont Henri II Plantagenêt a favorisé le développement a également une signification politique, en effet pour Henri il s'agit d'affirmer que le roi de Bretagne puis les Plantagenêts descendent d'un Troyen unique Brutus ancêtre du roi Arthur.
Le tout pour contrer le roi de France qui appuie son autorité sur l'origine troyennes des francs.
En 1191 on met au jour à l'abbaye de Glastonbury les tombes du roi Arthur et de la reine Guenièvre (on en reparlera après), cette découverte à laquelle la royauté anglaise n'est pas étrangère a la double fonction d'ancrer la légende dans la réalité historique et de mettre un terme à l'espoir d'un retour du roi Arthur, politiquement menaçant pour la monarchie anglaise....
Pour revenir enfin à la découverte de cette tombe des établissement religieux concurrents toujours au XIIe siècle disent qu'il possèdent des reliques d'une sainteté incomparable, alors l'abbaye de Glastonbury décide de réagir en produisant des faux pour contrecarrer les découvertes de ses établissements concurrents.
Ainsi en 1191 les moines mettent un point final à cette stratégie de reconquête, ils mettent au jour une tombe contenant deux squelettes en proclament ainsi la découverte de la tombe du roi Arthur, ils tiennent enfin le patron tant rechercher ainsi qu'une généreuse donation pour reconstruire leur abbaye, et ils ont un allié de taille, le roi Henri II, qui comme je l'ai dis plus haut a pris cela à son compte pour assurer le prestige de sa famille.
Mettant un terme à l'insoumission des Gallois, par cette "confirmation" de la mort du roi breton, ainsi par la suite l'identification de l'île d'Avalon et de l'abbaye de Glastonbury est ainsi faite, sous la légitimité d'Henri II.
Ce fut ainsi un coup de maître à la fois littéraire et politique, ce qui a fortifié la légende arthurienne et définitivement tué le dangereux roi breton, pour le bon vouloir d'Henri II, politique un jour, politique toujours.
Voila j'espère que ça n'a pas été trop long
